Journée mondiale des consommateurs : le REDECOMA monte au créneau pour des « Produits Sûrs »

Journée mondiale des consommateurs : le REDECOMA monte au créneau pour des « Produits Sûrs »

À l’occasion de la Journée Mondiale des Droits des Consommateurs, célébré le 15 mars de chaque année, le Regroupement pour la Défense des Consommateurs du Mali (REDECOMA), sous la plume de son président, Badou SAMOUNOU, tire la sonnette d’alarme. Sous le thème « Des Produits Sûrs, des Consommateurs Confiants », l’organisation appelle, dans une déclaration, à une révolution de la vigilance pour protéger la vie et le portefeuille des Maliens.

Dans les marchés de Bamako comme dans les foires rurales des régions, la menace est invisible mais bien réelle. Médicaments de rue, produits alimentaires aux dates de péremption falsifiées, appareils électroménagers non conformes : le constat du REDECOMA est sans appel. En 2026, la sécurité des produits reste le « maillon faible » du commerce au Mali.

Pour le REDECOMA, la sécurité des produits n’est pas une simple formalité administrative, c’est une question de survie. L’organisation souligne que de nombreux Maliens sont quotidiennement exposés à des produits contrefaits ou de mauvaise qualité.

« Lorsque les systèmes de sécurité sont défaillants, ce sont les consommateurs qui en font les frais sous forme de blessures, de pertes financières, de dommages environnementaux, voire de pertes humaines », relève le REDECOMA dans une déclaration transmise à notre rédaction.

Les trois plaies du marché malien

Dans sa déclaration, le REDECOMA identifie trois secteurs critiques où la vigilance doit être absolue.

La présence de pesticides interdits, de mauvaises conditions de conservation et de produits périmés.

Le fléau des médicaments de contrefaits qui inondent les circuits informels.

Enfin, les produits de mauvaise qualité qui menacent la sécurité physique (risques d’incendie, explosions de batteries, etc.).

Face à ces risques, le REDECOMA ne se contente pas de dénoncer. L’organisation propose une feuille de route claire pour 2026 qui s’articule autour de : l’application stricte de la réglementation ; la coopération transfrontalière ; le partenariat public-privé.

« Les autorités doivent passer de la théorie à la répression effective des fraudeurs », préconise la déclaration.

En conclusion de son message, le REDECOMA exhorte chaque citoyen à la responsabilisation.

« Acheter un produit parce qu’il est « moins cher » sans vérifier sa provenance ou son état peut coûter bien plus cher à terme », prévient l’organisation de défense des droits des consommateurs au Mali.

En tout cas, le message a le mérite d’être clair, en 2026, le Mali doit choisir son camp : celui du laisser-aller ou celui de la protection rigoureuse de ses citoyens.

La Journée mondiale des droits des consommateurs est célébrée chaque année le 15 marspour promouvoir les droits fondamentaux des consommateurs, la sécurité des produits et la justice commerciale à l’échelle internationale.

Par Abdoulaye OUATTARA 

Par Bamakomatin

malikun