Éducation nationale : Le bras de fer s’intensifie entre le Ministère et les syndicats signataires du 15 octobre
Le climat social s’alourdit dans le secteur de l’éducation. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont vivement réagi à la récente décision du ministre de l’Éducation nationale, formalisée par la lettre n°0000054/MEN-CAB du 2 avril 2026, exigeant le redéploiement immédiat des enseignants détenteurs de licence vers leurs établissements d’origine.
Dans leur communiqué n°2026-001, publié ce 7 avril 2026, les organisations syndicales dénoncent une mesure prise « de manière unilatérale ». Ils rappellent que cette décision intervient alors que des négociations étaient toujours en cours et, surtout, qu’elle piétine la suspension du redéploiement actée le 30 octobre 2024. Pour les syndicats, ce revirement est une violation directe des accords précédemment conclus sous l’égide de la Présidence de la République.
Au-delà de la question du redéploiement, les syndicats voient dans cet acte une menace sur l’ensemble de leurs acquis. Ils estiment que cette rupture de confiance remet en cause des points cruciaux tels que : l’octroi de la prime spéciale, la rémunération des heures supplémentaires, et l’accès des enseignants territoriaux aux services centraux.« Ce manque de considération pour les engagements pris suscite une méfiance et une inquiétude légitimes au sein de la base », souligne le communiqué.
Face à ce qu’ils considèrent comme un recul, les syndicats ont décidé de passer à l’offensive. Ils convoquent des Assemblées Générales communes sur l’ensemble du territoire national le mardi 14 avril 2026, dès 08h00.
Dans l’attente, une consigne claire a été transmise aux enseignants concernés : rester en poste et continuer d’assurer leurs missions habituelles. La coordination syndicale appelle les militants à la sérénité, à l’engagement et à une mobilisation totale pour « défendre l’intégrité du mouvement syndical ».
SOURCE: Malikunafoni.com
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