Droits des aide-ménagères : Sénou rassure
L’Association pour la Défense des Droits des Aide-ménagères (ADDAD-Mali), avec l’appui du Fonds Girls First, met en œuvre des activités pour renforcer la sécurité, la voix et la visibilité des aide-ménagères. Dans cette dynamique, elle a organisé, le jeudi 9 avril 2026, un dialogue communautaire, à Sénou.
Le Projet Protection des Filles aide-ménagères et Domestiques contre les Violences et Exploitations à Bamako a été développé dans l’objectif de contribuer à l’exercice des Droits des Filles et Aide-Ménagères et Domestiques. L’ADDAD-Mali, avec l’appui du Fonds Girls First, met en œuvre des activités pour renforcer la sécurité, la voix et la visibilité des aide-ménagères.
L’ADDAD-Mali, organisation engagée pour la protection des jeunes filles aide-ménagères en mobilité, souhaite travers ses activités terrain renforcer les mécanismes communautaires et ses interventions pour contribuer à la protection des celles-ci à travers ce projet.
Les aide-ménagères et domestiques à Bamako, souvent issues de zones rurales, sont exposées à différentes formes de VBG : exploitation, violences physiques, économiques, psychologiques et sexuelles. L’essor des réseaux sociaux expose également les filles à des violences en ligne, mais constitue aussi une opportunité de sensibilisation, d’autoprotection et de dénonciation. Elle consiste à créer un espace d’échange, de réflexion et de partage afin de sensibiliser la communauté sur la problématique des aide-ménagères ainsi que les violences auxquels elles sont confrontées pendants leur parcours migratoire tenant en compte du cas précis des filles mineurs qui sont plus souvent victimes des violences, abus, exploitation et négligence (VAEN).
Le représentant du chef de village, M. Lamine Coulibaly a salué l’ADDAD-Mali et le Fonds Girls First qui aident les couches vulnérables à sortir de l’ornière. Il a remercié les participantes pour leur forte mobilisation. Le doyen Karim Traoré a fait comprendre qu’aujourd’hui grâce à l’ADDAD et ses partenaires, nombreuses sont les aide-ménagères qui savent faire la couture, la teinture. Il n’a pas manqué d’inviter toutes et tous à prendre soins de ces souches vulnérables. M. Traoré a tenu à faire des prières et des bénédictions pour la pérennisation de cette initiative. Amadou Doumbia et Salimata Samaké ont rappelé que c’est face aux difficultés quotidiennes que les aide-ménagères ont créé l’ADDAD pour défendre leurs droits à tous les niveaux. Ils ont donné des explications claires et précises sur l’ADDAD qui assiste les aide-ménagères surtout celles en détresse. Amadou Doumbia et Salimata Samaké ont rassuré que les portes de l’ADDAD sont entièrement ouvertes à toutes les aide-ménagères et domestiques. Ils ont précisé que leur Organisation forme les aide-ménagères dans des métiers comme la couture, le maquillage, la teinture, le tatouage et autres. Ils ont invité les uns et les autres à dénoncer à l’ADDAD les cas de violences dont sont victimes les aide-ménagères.
La Coordinatrice du Projet, Mme Gnamé Bagayogo a précisé qu’il s’agit de contribuer à la protection, la défense des droits et à la réduction des cas des violences basées sur le genre (VBG) à l’encontre des aide-ménagères et domestiques, à travers le renforcement de leurs compétences numériques, la création d’espaces sûrs d’expression et la mobilisation communautaire.
Tougouna A. TRAORE
