Nouvelles PNA et PNE: Des plans d’actions ambitieux
La conférence de presse sur le partage et d’appropriation des nouvelles Politiques de l’Eau et de l’Assainissement du Mali avec les acteurs du WASH a eu lieu, le mercredi 20 mai 2026, au Conseil National du Patronat du Mali (CNPM).
Cette conférence de presse a été animée par le Directeur National de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN), Niarga Dembélé, le Directeur National de l’’Hydraulique (DNH), Sékou Diarra, le Manager des politiques et du plaidoyer à WaterAid, Mamadou Keïta, le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA, Boureïma Tabalaba.
A cette occasion, Niarga Dembélé a rappelé que la PNA et son plan d’actions 2026-2030 s’adossent à la Constitution du Mali. Il a expliqué que la PNA trouve aussi sa légitimité dans son alignement au document « Mali kura ɲɛtaa sira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie Nationale pour l’Emergence et la Développement Durable (SNEDD 2024 2033). Selon lui, la vision de la Politique Nationale d’Assainissement, est ainsi redéfinie : « A l’horizon 2045, tous les maliens ont accès à un service d’assainissement durable qui contribue à la protection de l’environnement, l’amélioration du cadre de vie, la préservation de la santé publique, et intègre l’équité et le genre ». Pour la réalisation de cette vision, la PNA se fixe comme objectif général d’améliorer le cadre de vie de la population du Mali par l’accès aux services d’assainissement adéquats, gérés de manière durable et dans des conditions équitables et sécurisées. Pour M. Dembélé, la mise en œuvre de cette politique permettra d’apporter une contribution significative aux questions fondamentales concernant : la gouvernance de l’assainissement ; la gestion durable des déchets solides, des déchets liquides et des déchets spéciaux ; la lutte contre toutes les formes de pollutions et nuisances environnementales et sociales ; l’adaptation et l’atténuation des effets de changements climatiques ; la lutte contre les maladies liées au péril fécal ; la lutte contre la pauvreté ; l’amélioration du cadre de vie des populations et la préservation de leur santé. Il a expliqué que le plan d’actions 2026-2030 se chiffre à 137 178 659 000 francs CFA. Pour lui, il s’agit de contribuer à l’amélioration du cadre de vie de la population par l’accès aux services d’assainissement adéquats gérés de manière durable et dans des conditions équitables et sécurisées.
Sékou Diarra a noté que les moyens de mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Eau (PNE) sont estimés à 2 978 014 425 166 FCFA sur la période 2026-2035 dont 2 670 184 946 818 FCFA au titre du PNAEP, 281 419 478 348 FCFA au titre du PNAH, 13 940 000 000 FCFA au titre du PNGIRE et 12 470 000 000 FCFA au titre du PNGSSE. Selon lui, tenant compte des objectifs globaux de développement, de la vision et des principes de gestion de l’eau et du contexte du pays, les quatre orientations stratégiques suivantes sont retenues dans le cadre de la Politique Nationale de l’Eau (PNE) du Mali à l’horizon 2035 : assurer l’accès universel à l’eau potable ; assurer la gestion durable des ressources en eau ; assurer l’accès à l’eau pour les autres usages à travers les technologies d’économie d’eau ; promouvoir la bonne gouvernance du sous-secteur de l’eau.
A ses dires, l’objectif général de la Politique Nationale de l’Eau est de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques, et dans une perspective de gestion durable des ressources en eau.
Le Manager des politiques et du plaidoyer à WaterAid, Mamadou Keïta a précisé ce qui suit : « Nous avons contribué au processus final d’élaboration des deux politiques en accompagnant les services de l’Etat dans leurs missions. Au-delà de cet accompagnement, nous plaidons pour l’effectivité du droit d’accès à l’eau l’hygiène, l’assainissement. Nous remercions le Gouvernement et tous les partenaires impliqués dans la validation des deux politiques. Nous allons continuer avec les plans d’actions des deux politiques où il y a des positionnements techniques et financiers pour les partenaires. Les attentes sont exprimées par rapport à la mise en route des différents plans. Il y a la complémentarité entre l’Etat et les partenaires pour le financement des plans. Nous avons des objectifs de développement communs ».
Le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA, Boureïma Tabalaba a mis l’accent sur la nécessité de continuer le plaidoyer pour le financement des différents plans d’actions.
Tougouna A. TRAORE
