Entre Nous: Incertitudes au pays de la Terranga !
Le ministre Secrétaire général de la Présidence du Sénégal a annoncé, le vendredi 22 mai 2026, dans la soirée, que le Président Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko. Lequel était, quelques heures auparavant, devant l’Assemblée nationale pour un grand oral qui fut visiblement une séance de déballage de ses divergences avec le Chef de l’Etat sur des questions majeures de la vie de la nation.
Certains de ses propos tenus devant les parlementaires, tels la question des ‘’fonds politiques’’, ont été perçus comme une volonté de « dicter publiquement au Président la manière de conduire les réformes ».
En vérité cette évolution des rapports entre les deux amis n’est pas une surprise. Tout comme le torrent de réactions qu’elle suscite. « Pour moi c’est un grand soulagement pour que Sonko soit libre de parole pour exposer les failles du système … », opine Ibrahim Camara Assane, un internaute. Un autre internaute sénégalais dont le profil Facebook affiche « Samedi Djinnabeye Le Ngarthé » écrit : « J’ai de l’admiration pour Sonko mais je trouve que dans ce cas, le problème vient de lui. Je trouve même que Diomaye Faye l’a un peu trop supporté par devoir de loyauté. Sonko n’était pas patient. Diomaye Faye a beaucoup de tempérance, à mon avis et il n’est certainement pas le méchant de cette histoire. C’est après tout, lui le président. Sonko lui devait un peu plus de considération pour cela. Sonko n’est pas exempt de tout reproche. S’il était un peu plus humble, leur duo allait passer au moins 20 ans à la tête du Sénégal. Il se voyait trop en président et ce n’est ni respectueux ni normal vis-à-vis de Diomaye Faye. C’est triste mais c’est cela la réalité du pouvoir : il n’y aura jamais deux capitaines dans un bateau, surtout pas quand le viscapitaine désire ardemment passer pour le capitaine». La troisième réaction, qui a attiré notre attention, est celle du journaliste-éditorialiste Hamidou Tidiane Sy.
