Entre Nous: Les premiers pas du Président

Entre Nous: Les premiers pas du Président

Le 1er juillet 2026, le tout nouveau Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a désigné six personnalités qui siégeront au Sénat. Parmi ces personnalités figure l’opposant et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Paul Hounkpè. Un acte qui ne doit pas être compris comme un partage de gâteau mais, plutôt, une volonté de fédérer les énergies autour de la construction d’un Bénin fort et stable. Dans une sous-région si agitée, il incombe aux responsables politiques, de surcroît sur les terres du Roi Ghézo, de s’unir afin de préserver leur pays. C’est comme ça qu’ils permettent aux populations de jouir pleinement des fruits de la démocratie. Il y a un temps pour la campagne de conquête du pouvoir. Il y a aussi un temps pour tous les fils du pays de se rassembler au chevet de la nation confrontée aux défis aussi nombreux que complexes. Or, en Afrique en général, des enjeux aussi évidents échappent aux acteurs politiques, plutôt aveuglés par le pouvoir. Il leur faut juste le pouvoir. A tout prix. Le reste? Ils s’en fichent. Ce qui les conduit souvent à s’allier avec le diable contre les intérêts supérieurs du pays. Au Mali, l’histoire retient que les plus grandes réalisations ont été faites à la belle époque du Général Amadou Toumani Touré, une période marquée par le large «consensus» que « le soldat de la paix et du développement » a su instaurer autour de lui. Une période d’accalmie politique et sociale qui s’est  hélas effritée au cours des dernières années de son mandat. Quand les attaques du Mouvement national de libération de l’Azawad ont commencé en janvier 2012, le gouvernement n’a pas bénéficié du soutien nécessaire pour faire face à la situation. Entre les agendas personnels et l’indispensable union sacrée, le choix a été vie fait. Depuis lors, le Mali reste sur les béquilles. L’instauration d’un climat apaisé est un impératif pour les Etats africains, surtout lorsqu’ils affichent dans leur constitution avoir choisi la démocratie comme système politique. Cela est pour leur permettre de relever les défis, lesquels exigent une union sacrée afin que la république résiste aux assauts répétés de l’adversité. Un climat politique et social serein est indispensable au maintien de la stabilité des institutions. La paix et la stabilité constituent le socle de tout développement. En aucun cas, cette union sacrée ne doit donner lieu à la prédation des ressources publiques ou à l’instauration d’une gouvernance non vertueuse. L’ensemble de l’élite a un de voir d’exemplarité et de transparence afin de ne pas envoyer des mauvais signaux à la population. Le Président Wadagni est à féliciter pour ce bel acte républicain. En attendant que soit passés à la loupe ses 100 jours à la tête de l’Etat.

 Par Chiaka Doumbia 

Par Le Challenger

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