Mini-COP 2026 : au Mali, les enfants veulent prendre leur place dans la lutte contre le changement climatique.

Mini-COP 2026 : au Mali, les enfants veulent prendre leur place dans la lutte contre le changement climatique.

Ce jeudi,10 Septembre 2026 la salle de conférence de la maison de la Femme et des Enfants de Sabaliboubou la cérémonie de la Mini-COP 2026 organisé par world vision Mali avait comme thème : « la voix des Enfants pour le climat, la nutrition et un avenir durable. »

À travers la Mini-COP 2026, World Vision Mali entend offrir aux enfants un espace où leur parole ne se limite pas à être entendue, mais peut aussi contribuer aux décisions qui touchent leur avenir. Ils sont souvent les premiers à subir les conséquences du changement climatique, mais leur voix reste encore trop peu présente dans les discussions sur les solutions. Au Mali, la Mini-COP 2026 veut changer cette réalité en plaçant les enfants au cœur des réflexions sur le climat, la nutrition, l’eau, l’hygiène, l’assainissement et leur protection. À l’ouverture officielle de cette rencontre, le représentant du Directeur national par intérim de World Vision Mali, Being Coulibaly, a insisté sur la nécessité de considérer les enfants non seulement comme des victimes des crises climatiques, mais aussi comme des acteurs capables de proposer des solutions. « Cette journée vous appartient », a-t-il lancé à l’endroit des enfants présents. Une invitation à parler, à partager leurs expériences et surtout à faire entendre leurs préoccupations. Quand le climat bouleverse le quotidien des enfants. Au Mali, les effets du changement climatique se manifestent de manière de plus en plus visible. Sécheresses, inondations, dégradation des terres et difficultés d’accès à l’eau potable viennent fragiliser les conditions de vie des communautés. Pour les enfants, ces bouleversements peuvent avoir des conséquences directes sur leur santé, leur alimentation, leur éducation et leur protection. Mais le discours prononcé à l’ouverture de la Mini-COP refuse de réduire les enfants au statut de victimes. Ils sont également présentés comme des acteurs du changement, porteurs d’expériences, d’idées et d’une capacité d’innovation susceptible d’aider leurs communautés à mieux faire face aux défis climatiques. C’est précisément l’ambition de cette Mini-COP : créer un cadre « inclusif, participatif et sécurisé » dans lequel chaque enfant, quelle que soit son origine, son sexe, sa situation sociale ou son niveau de vulnérabilité, puisse s’exprimer librement. Plusieurs questions doivent ainsi nourrir les échanges : comment le changement climatique influence-t-il l’alimentation, la santé et la vie quotidienne des enfants ? Quelles sont les communautés les plus touchées ? Que font déjà les enfants pour répondre à ces difficultés ? Et surtout, que devraient faire les autorités pour mieux répondre à leurs préoccupations ? La rencontre doit également permettre aux enfants de formuler des messages à l’endroit des décideurs aux niveaux national, régional et mondial. « La participation des enfants ne doit pas être symbolique. Elle doit être significative », souligne M. Being Coulibaly représentant de world Vision Mali, appelant à faire en sorte que les idées exprimées puissent réellement nourrir les politiques, les stratégies et les actions destinées à construire des communautés plus résilientes face aux changements climatiques. Cette approche place les adultes dans un rôle d’accompagnement : écouter les enfants, encourager leur expression et créer les conditions nécessaires pour que leurs recommandations soient prises en considération. En déclarant officiellement ouverte la Mini-COP 2026, M. Being Coulibaly de World Vision Mali a formulé le souhait de voir cette rencontre déboucher sur des échanges riches, des apprentissages et surtout des propositions concrètes pour un avenir plus juste, plus résilient et plus durable pour les enfants. Derrière les grandes questions climatiques, c’est donc une réalité très humaine qui est mise en avant : celle d’enfants qui veulent pouvoir vivre, apprendre, se nourrir, avoir accès à l’eau et grandir dans un environnement sûr. À travers leurs voix, la Mini-COP 2026 porte ainsi un message simple : ceux qui vivront demain avec les conséquences des décisions prises aujourd’hui doivent aussi avoir leur mot à dire.

SOURCE : Malikunafoni.com

Par Abdoulaye B Coulibaly

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