À Koulikoro, la CNDH veut faire des médias des alliés dans la défense des droits humains

À Koulikoro, la CNDH veut faire des médias des alliés dans la défense des droits humains

A Koulikoro, 23 septembre 2026 la cérémonie d’ouverture était marquée par la présence de Mme la présidence par intérim du CNDH Me Aïssata Founè Tembely et la présidente de la sous-commission Promotion des droits de l’homme à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Mali Mme Maïmouna Dioncounda Dembélé, d’autres de membres de la CNDH et le représentant du partenaire technique et financier. L’atelier de formation est Organisée par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), avec le soutien de l’Union Européenne, cette rencontre entend rappeler une réalité essentielle : informer est un droit, mais informer dans le respect de la dignité humaine est aussi une responsabilité. Durant ces deux jours d’échanges, les participants sont appelés à renforcer leurs connaissances sur les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme. La formation vise également à améliorer les pratiques professionnelles dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, notamment lorsqu’il s’agit d’affaires sensibles impliquant des personnes présumées responsables d’infractions. L’un des enjeux est donc de rappeler que derrière chaque nom, chaque visage et chaque histoire racontée dans un média, il y a une personne avec des droits. Selon Mme la présidence par intérim de la CNDH Me Aïssata Founè Tembely « la CNDH souhaite également familiariser les journalistes avec son propre mandat, ses missions et ses mécanismes d’intervention, notamment dans les domaines de la promotion et de la protection des droits de l’Homme ainsi que de la prévention de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants. » L’atelier de Koulikoro s’inscrit donc dans cette volonté de rapprocher les droits de l’Homme du quotidien des citoyens, en passant par ceux qui ont la capacité de raconter leur réalité. Au-delà des présentations et des échanges en salle, le véritable défi commencera toutefois une fois les participants retournés dans leurs rédactions. Il faudra alors transformer les connaissances acquises en réflexes professionnels : vérifier avant de publier, protéger les personnes vulnérables, respecter la présomption d’innocence, éviter les stéréotypes et donner aux faits toute leur place. Car dans une société où une publication peut atteindre des milliers de personnes en quelques minutes, la responsabilité du journaliste ne s’arrête pas au fait de dire ce qui s’est passé. Elle consiste aussi à se demander comment le raconter sans blesser, stigmatiser ou priver quelqu’un de ses droits. À Koulikoro, pendant deux jours, la CNDH veut ainsi rappeler aux professionnels des médias que défendre les droits de l’Homme ne relève pas uniquement des institutions. Cela commence aussi, chaque jour, dans une rédaction, devant un micro, derrière une caméra ou au moment où un journaliste s’apprête à appuyer sur « publier ».

SOURCE : Malikunafoni.com

Par Abdoulaye B Coulibaly

 

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