Premières négociations formelles AES-CEDEAO : un dialogue au service des peuples ouest-africains
Les premières négociations formelles entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont débuté ce samedi 17 octobre à Dakar, au Sénégal, avec pour objectif par rapprocher les positions des deux organisations et de préserver les liens entre leurs peuples.La rencontre réunit des ministres des Affaires étrangères des deux espaces, des experts ainsi que des représentants de l’Union africaine et des Nations unies. La cérémonie d’ouverture a été coprésidée par le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, représentant la présidence en exercice de l’AES, et son homologue sénégalais, au nom de la présidence en exercice de la CEDEAO.
Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ces négociations doivent se dérouler dans un esprit de franchise et de sincérité, avec les intérêts des populations au cœur des échanges.
« Nous sommes là pour avoir un débat franc, sincère et objectif, en ayant comme curseur principal les intérêts des peuples de la Confédération AES et de l’espace CEDEAO », a-t-il déclaré, rappelant que les deux espaces partagent une histoire et une géographie communes.
Le médiateur en chef de la CEDEAO auprès de l’AES, Lansana Kouyaté, a comparé cette rencontre à un « arbre à palabres », appelant les deux parties à privilégier le dialogue et l’ouverture pour parvenir à des solutions durables.
De son côté, l’envoyé spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a salué une initiative qui témoigne de la capacité des Africains à trouver eux-mêmes des solutions à leurs différends. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Simão, a également exprimé le soutien de son institution au processus.
Les discussions porteront notamment sur la libre circulation des personnes et des biens, les infrastructures, le développement, la paix, la sécurité ainsi que les questions juridiques et institutionnelles.
À travers ce dialogue, l’AES et la CEDEAO entendent identifier des pistes de coopération tout en tenant compte de leurs priorités respectives, avec un objectif commun : préserver les liens entre les peuples ouest-africains et favoriser des solutions durables.
Par Malikunafoni.com
