Sécurité alimentaire : Le Gouvernement malien réaffirme son leadership autour du Plan National de Réponses (PNR)

Sécurité alimentaire : Le Gouvernement malien réaffirme son leadership autour du Plan National de Réponses (PNR)

Sous la présidence de M. Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une session de haut niveau s’est tenue ce mercredi 25 mars 2026. Consacrée au partage du Plan National de Réponses (PNR) à l’insécurité alimentaire, cette rencontre marque une étape décisive dans la coordination de l’aide humanitaire et le renforcement de la résilience nationale.

Accompagné du Ministre chargé de la Sécurité alimentaire, le chef de la diplomatie malienne a réuni autour de la table le Chef de file des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) du cluster sécurité alimentaire, ainsi que les principaux acteurs nationaux et internationaux du secteur.

L’objectif central de cette session était de consacrer le Plan National de Réponses (PNR) comme l’unique boussole pour la coordination, la mise en œuvre et le suivi des interventions sur le terrain. Face à l’urgence, le gouvernement malien prône une rupture avec la dispersion des efforts au profit d’un alignement strict des partenaires derrière la stratégie de l’État.Dans son allocution, le Ministre Abdoulaye Diop a délivré un message fort sur la souveraineté de l’action humanitaire. Il a souligné que le financement du PNR est principalement assuré par le budget de l’État, une preuve concrète de la priorité absolue accordée à ce secteur par les plus hautes autorités de la Transition.

« La sécurité alimentaire ne doit pas être perçue uniquement comme une assistance de court terme, mais comme un levier essentiel de stabilité sociale, de résilience et de développement durable pour le Mali », a martelé le Ministre.

Le Ministre Diop a insisté sur trois piliers fondamentaux devant régir la collaboration avec les partenaires :

-Le leadership de l’État : pilotage centralisé pour une meilleure efficacité.

-La complémentarité : éviter les doublons pour optimiser les ressources.

-La transparence et la responsabilité partagée : garantir que l’aide parvienne réellement aux populations les plus vulnérables.

Les échanges ont permis d’approfondir l’articulation nécessaire entre l’aide d’urgence et le renforcement du capital productif des populations. L’idée est de passer d’une logique de « perfusion » à une logique de « production » en investissant dans la capacité des ménages à faire face aux chocs futurs.

La session s’est conclue sur une volonté commune de mettre en place une planification opérationnelle conjointe. Cet engagement réciproque vise à accroître l’impact réel des actions d’assistance, tout en réaffirmant le rôle de pilote du gouvernement malien dans la lutte contre la faim.

SOURCE: Malikunafoni.com 

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