Mali : Le Gouvernement tape du poing sur la table face à la hausse illicite des prix du carburant
Alors que les tensions au Moyen-Orient font s’envoler les cours mondiaux du pétrole, le gouvernement malien multiplie les efforts pour stabiliser le marché national. Pourtant, certains opérateurs économiques tentent d’imposer leurs propres tarifs. La Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) monte au créneau.
Le contexte international pèse lourd sur les pompes maliennes. Depuis plusieurs semaines, le conflit au Moyen-Orient engendre une hausse vertigineuse des prix des produits pétroliers sur le marché mondial. Face à cette situation de crise, l’État malien a choisi la voie de la solidarité nationale pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens et maintenir la dynamique économique du pays.
Pour amortir le choc, les autorités de la transition ont revu les prix à la pompe tout en consentant à un effort financier majeur. En effet, le gouvernement a décidé de renoncer à une partie importante de ses recettes douanières. Cette mesure vise directement à subventionner indirectement l’approvisionnement national et à éviter une flambée brutale qui paralyserait les activités économiques.Une pratique que le Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence ne compte pas laisser passer.
Dans un communiqué publié ce mardi 31 mars 2026, il rappelle avec fermeté : « Toute augmentation de prix au Mali doit impérativement s’inscrire dans un cadre légal. »
Le message de la DGCCC est clair : l’heure est à la « retenue » et à la « concertation ». En cette période d’incertitude géopolitique, l’unité nationale est invoquée pour mitiger les effets de la guerre. Toutefois, la pédagogie a ses limites.
Le gouvernement prévient qu’aucune augmentation injustifiée ne sera tolérée. Des contrôles rigoureux seront effectués sur l’ensemble du territoire, et tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
À Bamako comme à l’intérieur du pays, les consommateurs sont appelés à la vigilance, tandis que les opérateurs économiques sont invités à coopérer pour préserver la stabilité sociale du Mali.
SOURCE: Malikunafoni.com
