Problématique des Eaux Usées et Excrétas au Mali :Les acteurs s’attellent à la révision décret n° 2014- 0474 / P- RM du 23 juin 2014

Problématique des Eaux Usées et Excrétas au Mali :Les acteurs s’attellent à la révision décret n° 2014- 0474 / P- RM du 23 juin 2014

L’atelier de capitalisation du processus de plaidoyer en faveur de la révision du décret fixant redevance des services publics d’assainissement des Eaux Usées et Excrétas (EUE) s’est tenu, le jeudi 02 avril 2026, au Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), sous la présidence du représentant de la ministre de la l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, M. Drissa Traoré. Il avait à ses côtés la Directrice de l’ANGESEM, Mme Doussouba Doumbia, le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA, M. Boureïma Tabalaba, le représentant de l’ONG BORDA, M. Aboubacar Diallo, entre autres.

Selon les données, au chapitre III, art 6- 7 – et 8 du décret n° 2014- 0474 / P- RM du 23 juin 2014 fixant la redevance du service public d’assainissement des eaux usées, les taux de la redevance du service public d’assainissement des eaux usées ont été fixés successivement à 23 francs, 50 francs et 75 francs CFA par mètre cube (m3) d’eau rejetée, taux unique.

Ces taux relativement bas et adoptés à l’issue de rencontres entre les différentes parties prenantes (services techniques, société civile et consommateurs) ; se sont avérés insignifiants dans l’entretien et l’exploitation des stations d’épuration construites.

Au regard des besoins croissants des populations et du faible taux de la redevance, une relecture du décret fixant cette redevance du service public d’assainissement des eaux usées s’impose. C’est dans cette dynamique que l’ONG BORDA, l’ANGESEM et la CN-CIEPA en collaboration avec les autres acteurs impliqués ont engagé depuis 2022 des actions de mobilisation, d’information et de plaidoyer visant à accélérer le processus de révision du décret fixant redevance du service public d’assainissement des eaux usées et excrétas au Mali.

Il ressort des données qu’en dépit des actions menées suite à la production de la note d’orientation, le processus connait des goulots d’étranglements qui nécessitent d’autres actions complémentaires de plaidoyer visant à accélérer ledit processus.

C’est pour faire face à ces défis que les parties prenantes ont jugé utile de poursuivre ces actions en vue de parvenir au démarrage du processus administratif dudit décret. La présente activité de capitalisation de ce processus de plaidoyer, lancé depuis quelques années s’inscrit dans cette dynamique.

A cette occasion, le représentant de l’ONG BORDA, M. Aboubacar Diallo a  salué le courage et l’abnégation des participants pour la cause de l’assainissement au Mali. Selon lui, présente au Mali depuis 2017, l’ONG BORDA a mis en œuvre plusieurs projets d’envergure dans le domaine de l’assainissement. M. Diallo a rassuré de leur disponibilité à accompagner des initiatives du genre pour un véritable assainissement au Mali. Il a brièvement décortiqué l’importance de l’assainissement en matière de santé de la population.

L’assistant parlementaire au Conseil National de Transition (CNT), M. Mamadou Sagara a précisé qu’ils ont toujours accompagné la CN-CIEPA dans ses projets. Il a rassuré de leur engagement à accompagner toute initiative allant dans le sens de l’intérêt du peuple malien.

Le représentant de la ministre de la l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, M. Drissa Traoré  a précisé que l’amélioration du cadre de vie des populations passe nécessairement par une gestion efficace et durable des services d’assainissement, mais force est de constater que des défis majeurs persistent dans ce sous-secteur, traduits par un faible taux d’accès à un système d’assainissement adéquat estimé à 45%, selon le Joint Monotoring Program (JMP). Pour lui, cette situation appelle à des réponses fortes et structurées. C’est dans cette optique que l’Etat a procédé à la relecture des textes de l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM) en 2020 pour booster et réguler la gestion des eaux usées et excrétas et dont le financement repose essentiellement sur le budget national.

Cette occasion a été une opportunité pour lui de remercier l’ensemble des acteurs pour leur engagement en faveur de l’amélioration du sous-secteur de l’assainissement. Il a aussi exprimé sa gratitude aux Partenaires Techniques et Financiers (PTF), notamment l’ONG BORDA, pour son accompagnement constant.

Abdoulaye TRAORE

La Rédaction du Mali

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