RECONNAISSANCE HISTORIQUE DU BOGOLAN : LE MALI CONSACRE UN PATRIMOINE ET OUVRE DE NOUVELLES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a présidé ce Jeudi 16 Avril 2026, aux cotés de ses homologues en charge de la culture et de l’enseignement supérieur, une cérémonie d’une portée singulière, à savoir la reconnaissance officielle de la seconde Indication Géographique Protégée de notre pays du Mali après l’échalote de Bandiagara.Au-delà de l’acte institutionnel, c’est une étape structurante dans la stratégie nationale de valorisation des produits de terroir, désormais adossée à des instruments juridiques solides et à une ambition clairement assumée de positionnement du « Made in Mali ».
Dans son discours, le Ministre a rappelé que le Bogolan n’est pas un simple produit artisanal. Il est une mémoire vivante, une écriture textile, une expression codifiée de notre identité collective. À travers ses symboles, ses techniques et son ancrage territorial, le Bogolan incarne un héritage culturel unique dont l’authenticité est désormais reconnue à l’échelle internationale. Cette labellisation vient ainsi consacrer son caractère distinctif tout en le protégeant contre les imitations, la banalisation et les tentatives d’appropriation indue, ouvrant la voie à une meilleure valorisation sur les marchés.
Parallèlement à cette avancée majeure, le lancement du projet de « Sirop Balembo »illustre une dynamique complémentaire portée par les autorités : celle de la transformation industrielle des ressources locales. Véritable levier de création de valeur, cette initiative s’inscrit dans une logique de structuration de filières compétitives, capables de générer des revenus durables et de renforcer l’ancrage industriel du pays. Entre patrimoine culturel et innovation productive, le Mali pose ainsi les jalons d’une économie plus intégrée et résiliente.
Le Ministre n’a pas manqué de souligner que cette avancée est le fruit d’un effort collectif, saluant l’engagement des artisans, des organisations professionnelles, des structures techniques et du Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle, dont le rôle a été déterminant dans l’aboutissement de ce processus.
Mais au-delà de la reconnaissance, le cap reste clairement fixé. Cette reconnaissance ne saurait constituer un aboutissement, a insisté le Ministre, appelant à une structuration renforcée des filières, au respect rigoureux des cahiers de charges et à la conquête de nouveaux marchés. Avec l’appui de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, le Mali entend poursuivre la protection et la promotion de ses richesses, en faisant de la propriété intellectuelle un véritable pilier de son développement économique.
SOURCE: Malikunafoni.Com
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