La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) appelle les étudiants à s’approprier les sources endogènes des droits humains.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) appelle les étudiants à s’approprier les sources endogènes des droits humains.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé le 29 juin 2026, une séance de sensibilisation sur les origines endogènes des droits de l’Homme au Mali à l’intention des étudiants de la Faculté d’histoire et de géographie.

Sous les thématiques : droits de l’homme et la charte de Kurukan Fuga, droits de l’homme et les manuscrits de Tombouctou.

Cette séance de sensibilisation a été organisée avec le soutien du Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF). Elle visait à réaffirmer que les droits de l’homme ne sont pas des valeurs importées, mais trouvent aussi leurs racines dans des traditions et pratiques endogènes du Mali. Elle était présidée par la présidente de la sous-commission promotion des droits de l’homme de la CNDH, Mme Maimouna Dioncounda DEMBELE, à ses côtés le vice doyen de la faculté d’histoire et de Géographie Dr Boré Elhadji Ousmane et le Directeur de l’ONG Gomni M.  Mohamed MAIGA.

En prenant la parole, Dr Elhaj Ousmane BORE, vice-Doyen de la Faculté d’histoire et de géographie confirme que ces sources endogènes ont traité plusieurs questions transversales des droits de l’homme bien avant la déclaration universelle des droits humains.

Dans son intervention, Mme Maimouna Dioncounda DEMBELE la présidente de la sous-commission promotion des droits de l’homme de la CNDH a souligné que les droits de l’Homme ne sont pas uniquement le fruit de l’histoire occidentale. Selon elle, des principes fondamentaux liés à la dignité humaine existaient déjà au Mali plusieurs siècles avant la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

Elle a notamment cité la Charte de Kouroukan Fouga et le Serment des chasseurs comme des références historiques majeures illustrant l’ancrage ancien des droits de l’Homme dans les sociétés mandingues.

‍‍ La représentante de la CNDH a insisté sur la nécessité pour les jeunes de s’approprier cet héritage afin de renforcer la promotion des droits de l’Homme dans le pays.

Elle a également appelé les étudiants à réfléchir aux moyens d’intégrer les valeurs contenues dans la Charte du Mandé, les manuscrits de Tombouctou et d’autres traditions locales dans les dispositifs juridiques actuels.

En ce qui concernant le droit de l’homme et les manuscrits de Tombouctou, M. Mohamed MAIGA, le Directeur de l’ONG Gomni spécialiste sur les manuscrits de Tombouctou a donné une définition simple aux étudiants et a rappelé l’importance des manuscrits, dans la transmission de normes sociales et juridiques à Tombouctou et dans l’ensemble de la région.

Dans la partie questions réponses les étudiants ont recommandé à la CNDH de multiplier ces genres de sessions afin mieux informer la jeune génération sur les sources endogènes des droits de l’Homme.

Remerciant l’Université de Bamako ainsi que les partenaires techniques et financiers qui accompagnent la CNDH dans ses actions, elle a rappelé que, dans un contexte national marqué par de nombreux défis, le respect des droits de l’Homme doit demeurer au cœur des préoccupations collectives.

SOURCE : Malikunafoni.com

Abdoulaye B Coulibaly

malikun