Entre Nous: L’appel de l’Union africaine
Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA) Mohamoud Ali Youssouf était, les 12 et 13 juillet 2026, en visite au Mali où il a été reçu par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Selon le compte rendu de l’audience, publié sur la page Facebook de la Présidence de la République du Mali, «cette première visite du Président de la Commission de l’Union africaine, depuis sa prise de fonction, s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue entre le Mali et l’organisation continentale, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires auxquels le Sahel est confronté, ainsi que par les enjeux de paix, de stabilité et d’intégration régionale ». «Le Président de la Commission a égale ment souligné la volonté de l’Union africaine d’insuffler une nouvelle dynamique de coopération avec le Mali, tout en rappelant l’attachement de l’organisation aux principes énoncés dans son Acte constitutif, notamment en ce qui concerne le re tour à l’ordre constitutionnel. Il a insisté sur le fait que cette position ne sau rait ni remettre en cause les liens histo riques unissant le Mali à l’Union africaine ni entraver la poursuite de la coopération dans les domaines économique, social, hu manitaire, sanitaire et du développement », souligne le texte, consultable en ligne. Au sortir de sa rencontre avec le Président de la Transition, le Président de la Com mission de l’Ua a animé un point de presse. Il avait à ses côtés le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internatio nale, Abdoulaye Diop et son collègue des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégra tion africaine, Moussa Ag Attaher, le Chef du bureau de la Misahel (Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel) Dr Mamadou Tangara et l’Ambassadeur du Mali à Addis-Abeba, Dr Madou Diallo. Mohamoud Ali Youssouf a souligné que «l’Afrique voulait un Mali où l’ordre constitutionnel est rétabli». Un appel à peine voilé au Président de la Transition et à son gouvernement. Un appel venu d’Addis-Abeba qui, pour l’heure, n’a fait l’objet d’aucune réaction de la part gouvernement. Le décodage de ces propos de l’ancien chef de la diplomatie djiboutienne est-il en téléchargement? Ou alors le Mali, au cœur des grands enjeux géopolitico-stratégiques, à l’instar des autres États du Sahel dans un monde en pleine tourmente, choisira-t-il d’ignorer cet énième appel ?
Par Chiaka Doumbia
Par Le Challenger
