Bassin de la Volta : l’ABV appelle à une mobilisation collective pour renforcer la gestion durable des ressources en eau
C’est parti ce lundi 12 octobre 2026, à l’hôtel Massaley de Bamako, pour les travaux de la réunion du Comité technique des experts de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres, prévue le vendredi 16 octobre 2026 à l’hôtel Radisson de Bamako. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de M. Tiémoko TRAORÉ, ministre de l’Énergie et de l’Eau, en présence du Directeur exécutif de l’ABV, du coordinateur de la Structure focale nationale (SFN), non moins Directeur national de l’Hydraulique, M. Sékou DIARRA, ainsi que du coordinateur régional des usagers et usagères des ressources naturelles du bassin de la Volta. Cette rencontre constitue une étape préparatoire importante en vue de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’ABV. Face aux difficultés financières et aux défis liés au changement climatique, l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) entend consolider ses acquis et renforcer la coopération entre ses États membres. À l’occasion de sa 8ᵉ session statutaire, l’institution met l’accent sur la recherche de solutions concertées pour assurer son bon fonctionnement et poursuivre ses missions au service des populations. La gestion durable des ressources en eau dans le bassin de la Volta demeure un enjeu majeur pour les pays concernés. Entre les risques d’inondation, les épisodes de sécheresse, la dégradation des écosystèmes et les contraintes institutionnelles, l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) est appelée à redoubler d’efforts pour répondre aux défis environnementaux et renforcer la résilience des communautés. C’est dans ce contexte que se tient la 8ᵉ session statutaire de l’institution, présentée comme une occasion importante de faire le point sur les progrès réalisés, d’examiner les difficultés rencontrées et de dégager des solutions pour améliorer son fonctionnement.
L’Autorité du bassin de la Volta (ABV) connaît des difficultés financières liées à la faiblesse des cotisations annuelles des États membres et aux retards de paiement, a averti lundi 12 octobre à Bamako son directeur exécutif, Robert Y. Dessouassi. Selon ses déclarations rapportées par l’Agence malienne de presse, cette situation a conduit une dizaine d’agents à démissionner et accru la charge du personnel restant.
Cette alerte intervient à l’ouverture du comité des experts, réuni du 12 au 16 octobre pour préparer la huitième session ordinaire du Conseil des ministres de l’ABV. Les dossiers portent sur les activités menées depuis mai 2019, les audits externes, le programme de travail 2027-2028 et le renforcement institutionnel. Le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiemoko Traoré, a demandé davantage de transparence financière et des recommandations réalistes, classées par priorité.
La dernière session ordinaire du Conseil s’est tenue à Accra en mai 2019. D’après M. Dessouassi, la huitième était initialement prévue fin 2021. Les travaux actuels préparent les décisions ministérielles : ils ne constituent ni une adoption du programme biennal ni l’annonce d’un nouveau financement.
L’ABV réunit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo pour coordonner la gestion de leurs ressources en eau partagées. Selon son historique officiel, les chefs d’État ont ratifié sa convention constitutive le 19 janvier 2007 à Ouagadougou ; celle-ci est entrée en vigueur le 14 août 2009.
L’alerte précoce à la sécheresse et le partage des données figurent parmi ses chantiers. Lors d’une formation régionale organisée à Cotonou du 18 au 20 août 2026 dans le cadre du projet REWarD, l’ABV a présenté une chaîne associant suivi météorologique, hydrologique et agricole et bulletins mensuels destinés aux décideurs. Les participants ont recommandé un apport continu de données nationales et des formations complémentaires à ces outils, indique l’institution.
SOURCE : Malikunafoni.com
Par Abdoulaye B Coulibaly
