Burkina Faso : Ibrahim Traoré crée Faso SANU pour réorganiser l’exploitation artisanale de l’or
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la gestion de son or artisanal.
Lors du Conseil des ministres du jeudi 5 novembre 2026, présidé par le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a adopté trois décrets relevant du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières. Le premier décret porte sur les conditions de réorganisation de l’exploitation des sites miniers illégaux, y compris ceux faisant l’objet de conflits ou présentant un caractère stratégique pour l’État. Le second crée une société d’État dénommée Faso SANU, « or » en langue dioula.
Cette initiative reflète une dynamique engagée depuis plusieurs années. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Gouba, a annoncé en février 2024, la suspension immédiate des exportations d’or et d’autres métaux précieux issus des mines artisanales et semi-mécanisées. Les producteurs pouvaient pendant cette période, vendre leur production à la Société nationale des substances précieuses (SONASP). Le Code minier de 2024 institue l’organisation en société coopérative comme condition préalable à l’obtention de l’autorisation d’exploitation artisanale. Une opération visant l’orpaillage illégal au Burkina Faso, en Gambie, en Guinée et au Sénégal a abouti à près de 200 arrestations, selon Interpol.
Une société d’État
Pour le ministre, l’objectif est d’« instaurer un climat apaisé pour l’exploitation artisanale de l’or ». Il a aussi averti que tout acteur employant des enfants sur les sites miniers s’exposerait à toute la rigueur de la loi.
Selon les annonces officielles, Faso SANU sera détenue à 50 % par la SONASP et à 50 % par le Trésor public. Elle doit permettre à l’État de mieux organiser le sous-secteur et de disposer d’un outil technique capable d’appuyer la mise en œuvre du premier décret.
Source: https://lanouvelletribune.info/
