Projet Horizon Espoir:Kalaban-Coro pas en marge
Le jeudi 11 juin 2026, le Groupe Scolaire Mamadou Kounta de Kalaban-Coro a servi de cadre pour la tenue du dialogue communautaire organisé par l’Association pour la Défense des Droits des Aide-ménagères (ADDAD-Mali) en partenariat avec le Groupe Pivot Santé Population et l’appui financier du Royaume des Pas Bas, dans le cadre du Projet Horizon Espoir.
Il ressort des constats que malgré l’existence de cadres juridiques nationaux, de services de prise en charge et les centres d’écoutes communautaires et d’autres mécanismes de protection, les jeunes filles migrantes aide-ménagères connaissent peu leurs droits, rencontrent de nombreuses barrières sociales, culturelles et institutionnelles, et recourent très peu aux services de santé sexuelle et reproductive (SR-PF), de protection et d’assistance psychosociale. Aussi le manque de dialogue entre acteurs limite la prévention, la dénonciation et la prise en charge effective des cas.
Face à ces constats, l’ADDAD, en collaboration avec les centres d’écoutes communautaires, a initié des dialogues communautaires afin de créer des espaces inclusifs d’échange et de concertation entre les différents acteurs (leaders communautaires, employeurs, logeuses, jeunes, hommes et femmes, structures de protection), dans l’objectif de favoriser une compréhension commune des enjeux, de renforcer la prévention des VBG et de promouvoir la protection et les droits des aide-ménagères.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet Horizon Espoir, mis en œuvre par l’Association pour la Défense des Droits des Aide-ménagères (ADDAD-Mali) en partenariat avec le Groupe Pivot Santé Population et l’appui financier du Royaume des Pas Bas.
Le porte-parole du chef de village de Kalaban-Coro, M. Chacka Coulibaly a fait comprendre qu’aucun sacrifice n’est de trop pour accompagner des initiatives du genre. Il a salué les participants pour leur forte mobilisation.
Au nom des Centres d’Ecoutes Communautaires, M. Balamoussa Fofana a insisté sur la multiplication des initiatives du genre dans les différentes localités de notre pays. Il a sollicité la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes pour des résultats concrets.
Les animateurs de l’ADDAD-Mali, Amadou Doumbia et Mme Mallé Salimata Samaké ont donné des explications claires et précises sur les tenants et les aboutissants de leur Organisation, ainsi les droits et les devoirs des aide-ménagères et domestiques et des employeurs.
La chargée du projet, Mme Gnamè Bagayogo a précisé qu’il s’agit de contribuer à la prévention des violences basées sur le genre et à l’amélioration de la protection des aide-ménagères à Bamako, à travers des dialogues communautaires inclusifs en collaboration avec les centres d’écoutes communautaires.
Le représentant du Développement Social, M. Alassane Diarra pense que des espaces de ce genre permettent aux uns et aux autres de comprendre les droits et les devoirs des aide-ménagères et de ceux qui les emploient. Il a invité les participants à appliquer les leçons apprises et à les partager avec celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de prendre part à cette rencontre. Cette occasion a été une opportunité pour M. Diarra d’apprécier les efforts que fournissent l’ADDAD et ses partenaires pour former les aide-ménagères afin qu’elles rencontrent moins de problèmes dans leur parcours migratoire. Pour le représentant du Développement Social, les aide-ménagères qui passent par l’ADDAD rencontrent moins de problèmes grâce aux formations et informations reçues sur le travail. Il a invité l’ADDAD à travailler avec toutes les autres Organisations qui interviennent dans le domaine de la défense des droits des aide-ménagères en vue de mener une lutte commune en faveur de ces couches vulnérables. Pour lui, le respect des droits et des devoirs est une obligation pour les aide-ménagères et leurs employeurs.
M. Diarra a rassuré l’ADDAD et son partenaire, le Royaume des Pas Bas, de l’accompagnement du Développement Social en vue d’alléger les souffrances dont font face les aide-ménagères et domestiques.
Abdoulaye TRAORE
La Rédaction du Mali
