Association : Les femmes rurales du secteur informel unissent leurs voix pour des actions fortes à Bamako

Association : Les femmes rurales du secteur informel unissent leurs voix pour des actions fortes à Bamako

Venues de plusieurs localités du Mali, parfois au péril de leur sécurité, des centaines de femmes rurales se sont réunies les 14 et 15 juin 2026 au siège de l’ADDAD-Mali à Yirimadio.

Objectif du Grand dialogue des femmes du secteur informel UFSI et des mouvements féminins : partager les avancées, bâtir des synergies et définir des actions concrètes pour la défense des droits des femmes rurales. Le foncier et la spéculation ont dominé les débats. Cette rencontre a été l’occasion également pour  l’Union des Femmes du Secteur Informel à réunir ses bases et ses partenaires pour poser les jalons des luttes à venir.

Cette occasion a été une opportunité pour les femmes rurales d’aborder plusieurs sujets comme : les échanges sur l’évolution de l’USFI ainsi que ses avancées notoires ; l’analyse et les recommandations sur les activités réalisées incluant les impacts des soutiens accordés aux différents groupements de femmes ; le point d’actualisation sur la cartographie villageoise des groupements de femmes ; la discussion et la proposition d’activités concrètes de l’UFSI à la caravane Ouest Africaine et au Forum Social Mondial (FSM) 2026 ; la présentation de l’UFSI et ses activités ; le débat sur quelles synergies communes autour de quelles thématiques ?; des propositions des pistes d’actions communes et des engagements concrets ; des points d’information sur la caravane et le FSM 2026.

L’Union des Femmes du Secteur Informel (UFSI) qui constitue depuis plusieurs années un cadre privilégié d’organisation, de représentation et de promotion des femmes exerçant des activités dans le secteur informel, entend jouer un rôle central d’actrice mobilisatrice et fédératrice. Elle se positionne comme un cadre de rassemblement et de convergence des énergies féminines, réunissant des femmes engagées ou attirées par la défense des droits humains, afin de renforcer les capacités d’action collective et d’amplifier la voix des femmes, en particulier celles issues des milieux ruraux et du secteur informel.

Dans cette dynamique, le Grand dialogue est une initiative qui se veut un espace de concertation, d’échanges et de co-construction, visant à renforcer la collaboration entre les différentes organisations féminines. Elle ambitionne de favoriser une meilleure coordination des actions, de stimuler les complémentarités et de construire une synergie durable pour une défense plus efficace et inclusive des droits des femmes rurales.

Cette rencontre se veut un cadre inclusif d’échanges et de concertation réunissant les membres de l’UFSI, les autorités compétentes, les partenaires techniques et financiers ainsi que les différents acteurs du développement, des organisations et mouvements féministes et féminins.

Ce dialogue permet de partager les expériences, de valoriser les réussites enregistrées, d’analyser les défis actuels et futurs, et de construire une vision commune pour l’avenir de l’Organisation. Il contribue également au renforcement de la cohésion interne, à la consolidation des acquis et à l’identification de perspectives innovantes susceptibles de mieux répondre aux besoins des femmes du secteur informel dans un environnement en constante évolution.

Au nom de l’Union des Femmes du Secteur Informel (UFSI), Mme Rabiatou Tangara a fait comprendre que les femmes rurales ont bravé l’insécurité pour prendre part à cette importante rencontre. Elle pense que les différentes contributions et recommandations les permettront de renforcer leurs futures actions sur le terrain.

Le secrétaire général  l’ l’Union des Associations et des Coordinations d’Associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (UACDDDD), M. Massa Koné a salué les femmes rurales pour leur forte mobilisation. Selon lui, tous les textes fonciers doivent tenir compte des us et coutumes afin de prendre en compte nos réalités quotidiennes. M. Koné a expliqué que la spéculation foncière porte atteinte aux droits d’accès des femmes rurales à la terre. Il a insisté sur le droit coutumier foncier. Il estime que grâce aux efforts consentis, les femmes rurales et du secteur informel  parviennent à défendre elles-mêmes leurs droits.

Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net

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