Problématique des aide-ménagères : Il faut sauver cette couche vulnérable !
Dans le cadre du projet Horizon d’Espoir, l’Association pour la Défense des Droits des Aide-ménagères (ADDAD-Mali) avec l’appui financier du Royaume des Pas Bas, a organisé, le vendredi 17 avril 2026, un dialogue communautaire au Centre d’Ecoute Communautaire de Sébénicoro, sous la présidence du représentant du service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, M. Lamine Maïga.
Le projet Horizon Espoir, mis en œuvre par l’Association pour la Défense des Droits des Aide-ménagères (ADDAD-Mali) en partenariat avec le Groupe Pivot Santé Population et l’appui financier du Royaume des Pas Bas vise à répondre de manière intégrée aux vulnérabilités multiples des jeunes filles et femmes migrantes, aide-ménagères et déplacées internes vivant dans l’aire urbaine de Bamako et environ, en combinant sensibilisation communautaire, renforcement des capacités, formation professionnelle, accès aux services, accompagnement psychosocial, plaidoyer et autonomisation économique.
Au nom du chef de quartier de Sébénicoro, M. Seydou Coulibaly a mis l’accent sur le rôle et la place des aide-ménagères au sein des familles. Selon lui, cette couche vulnérable mérite une attention particulière de toute la communauté.
Les animateurs Amadou Doumbia et Mme Mallé Salimata samaké ont insisté sur la problématique de payement des salaires des aide-ménagères. Ils ont précisé que dans les familles, les aide-ménagères sont les premières à se réveiller et les dernières à se coucher. « Malheureusement avec tous ces efforts, elles sont les plus marginalisées. Face à cette situation, il est important de protéger leurs droits. C’est pourquoi, l’ADDAD et ses partenaires mouillent le maillot pour défendre leurs droits. Nous sollicitions l’implication de tous dans ce combat. Les portes de l’ADDAD sont entièrement ouvertes à l’ensemble des aide-ménagères », ont-ils expliqué, avant de faire comprendre que l’ADDAD forme les aide-ménagères sur leurs droits et devoirs. Ils ont aussi touché du doigt les formations concernant les activités génératrices de revenus comme la teinture, la couture, le maquillage au profit de celles-ci.
La Coordinatrice du Projet, Mme Gnamé Bagayogo a rassuré qu’elles ne baisseront les bras dans la défense des droits des aide-ménagères qui connaissent plusieurs sortes de difficultés majeures au cours de leur parcours migratoire. Cette occasion a été une opportunité pour elle de remercier toutes les parties prenantes de ce Projet et le Royaume des Pas Bas pour son appui précieux.
« Il est important de multiplier des initiatives du genre dans toutes les localités », a fait comprendre le Directeur du Centre d’Ecoute Communautaire de Sébénicoro, M. Makan Keïta.
Le représentant de la Mairie de la Commune IV du District de Bamako, M. Abdoul Karim Camara a vivement apprécié les efforts consentis par l’ADDAD et le Royaume des Pas Bas pour la cause des aide-ménagères et domestiques. Il pense que cette couche vulnérable doit être soutenue par tout le monde.
Le représentant du service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, M. Lamine Maïga a surtout insisté sur l’importance de la défense des droits des couches vulnérables. Il a rappelé que son service travaille beaucoup avec l’ADDAD dans le cadre de la protection de celles-ci.
Abdoulaye TRAORE
