Droits de l’Homme en milieu universitaire : la CNDH et Le DCAF sensibilisent sur les Origines endogènes des droits de l’Homme au Mali.

Droits de l’Homme en milieu universitaire : la CNDH et Le DCAF sensibilisent sur les Origines  endogènes des droits de l’Homme au Mali.

Ce Mercredi, 24 Juin 2026 la Faculté des Sciences administratives et Politiques a servi de cadre pour une séance de sensibilisation sur les origines Endogènes des droits de l’homme au Mali.

L’événement, qui s’est déroulé sous la présidence de la sous-commission de la promotion des droits humains Mme Maimouna Dioncounda Dembelé, du Directeur de DCAF M. Abdramane yacouba Diallo, du Recteur Doyen de la Faculté des Sciences administratives et Politiques M. Cheick Amala Touré, ainsi que de nombreux enseignants-chercheurs et étudiants.C’est un pas de géant vers la réappropriation culturelle des valeurs fondamentales. La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF – Genève) ont officiellement lancé une vaste campagne de sensibilisation en milieu universitaire. Cette initiative vise à démontrer que les droits de l’Homme ne sont pas une importation occidentale, mais possèdent des racines historiques et culturelles profondément ancrées dans le patrimoine malien.

Déconstruire une erreur historique

L’objectif central de cette initiative est de briser un mythe tenace. Comme l’a souligné avec insistance Mme Maimouna Dioncouda Dembelé dans son discours, les droits de l’Homme souffrent trop souvent d’un malentendu persistant : celui d’être perçus comme des concepts purement importés ou occidentaux, déconnectés des réalités socioculturelles africaines.« C’est une erreur historique que cet atelier s’attache précisément à déconstruire », a-t-elle martelé. « L’Afrique, et le Mali en particulier, n’ont pas attendu les textes modernes pour penser la dignité. De la Charte du Mandé — le Kurukanfuga — aux mécanismes traditionnels de médiation et de solidarité, nos cultures regorgent de sources endogènes qui protègent la personne humaine et favorisent la coexistence pacifique. »

L’université, forge de la conscience citoyenne

Pour le DCAF et la CNDH, porter ce débat crucial au cœur de l’espace universitaire est un choix hautement stratégique. L’université ne doit pas se limiter à un lieu d’apprentissage technique, elle doit être le sanctuaire où se forge la conscience de la jeunesse et où se prépare le Mali de demain.

Face à des défis mondiaux et régionaux de plus en plus complexes — marqués par la montée de l’extrémisme violent, de l’intolérance et la prolifération des discours de haine sur les réseaux sociaux — le rôle des enseignants et des étudiants devient capital.M. Abdramane Yacouba DIALLO Directeur du DCAF a exhorté les enseignants-chercheurs à user de leur rigueur scientifique pour ancrer ces valeurs chez les apprenants, tout en invitant les étudiants à devenir de véritables « ambassadeurs du respect des droits de l’Homme et du vivre-ensemble » auprès de leurs pairs et de leurs familles. L’initiative se veut d’ailleurs inclusive et équitable, en intégrant une approche transversale sensible au genre.

Droits humains et sécurité durable

En réaffirmant le soutien indéfectible du DCAF aux côtés de la CNDH, le Chef de Bureau a rappelé un principe fondamental : la sécurité durable d’une nation est intrinsèquement liée au respect des droits de ses citoyens.

En investissant le milieu universitaire, les deux institutions espèrent faire émerger une société civile et un secteur de la sécurité solidement ancrés dans les valeurs de paix, de tolérance et de justice. Les discussions qui s’ouvrent promettent d’apporter un souffle nouveau et de poser les jalons d’une citoyenneté malienne fière de ses racines et résolument tournée vers l’avenir.

SOURCE : Malikunafoni.com

Abdoulaye B Coulibaly

 

 

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